17/07/2008

Xème Festival Bach en Combrailles

"Bach, sa famille, ses amis"

Comment ne pas évoquer la famille et les amis, lorsque 10 bougies vont être soufflées ?

Car le Festival Bach en Combrailles fête en 2008 ses dix ans de musique,

d'amitié et de partage autour d'une oeuvre gigantesque qui,

depuis plus de 250 ans, a marqué notre culture occidentale.

On sait que le clan des Bach aimait se réunir annuellement,

à Erfurt, Eisenach ou Arnstadt, entre fils, oncles, frères,

cousins (un jour jusqu’à cent vingt, dit-on !) pour de joyeux

divertissements musicaux. Bach en Combrailles en fera de même

en 2008 : retrouvailles entre public fidèle, amis du festival,

musiciens et tous ceux qui soutiennent depuis 1998 cette belle

aventure. "Bach, sa famille, ses amis" évoque non seulement

Carl Philip, Johann Christian, Johann Christoph, mais aussi

Telemann, Hasse et d'autres artistes proches du cantor, et qui

sont aux programmes de nos concerts. 




Tous les concerts et auditions d’orgue seront présentés par Gilles Cantagrel , musicologue.

 

 

Livret Programme: 10 € 

Abonnement complet: 180 € (au lieu de 286 €), 15 concerts et conférences + Livret Programme

Abonnement à partir de 5 concerts: -20%

 

 Samedi 9 août

12h : audition d'orgue           GRATUIT

Eglise de Pontaumur

16h : conférence de Gilles Cantagrel : "Avant Bach"

Office du Tourisme de Pontaumur   Tarif unique: 6 €

21h : Les Paladins, direction Jérôme Corréas

"Le voyage à Dresde"

Isabelle Poulenard, soprano

Eglise Le Montel de Gelat  série 1: 20€  série 2: 15€

Oeuvres de Bach et Hasse

 

Dimanche 10 août

11h : messe animée par les stagiaires

de la 3e Académie d'Orgue,avec

Helga Schauerte

Eglise de Pontaumur

16h : récital de violoncelle Roel Dieltens

"Suites et Ricercares"

Château de Chazeron   Tarif unique: 25 €

OEuvres de Bach et Gabrielli

21h : récital de clavecin Wolfgang Glüxam

"Bach, père & fils, au clavecin"

Eglise de Condat-en-Combrailles   série 1: 18€  série 2: 12€

OEuvres de J.S. Bach, C.P.E. Bach, W.F. Bach

 

Lundi 11 août

12h : audition d’orgue      GRATUIT

Eglise de Pontaumur

16h : Gordan Nikolitch, violon et Patrick Ayrton, clavecin

"Monsieur Bach, violoniste"

Eglise de Giat    série 1: 25€  série 2: 15€

OEuvres de J.S. Bach et F. Couperin

21h : Ensemble Explorations, direction Roel Dieltens

Eglise de Bromont-Lamothe  série 1: 25€  série 2: 15€

OEuvres de Vivaldi

 

Mardi 12 août

12h : audition d'orgue      GRATUIT

Eglise de Pontaumur

16h : Trio Rachel Beesley, violon, Cassandra Luckhardt, viole de gambe,

Pascal Dubreuil, clavecin

Eglise de Miremont   série 1: 18€  série 2: 12€

OEuvres de J.S. Bach, C.P.E. Bach

21h : "Jauchzet dem Herrn alle Welt"

Stéphan Imboden, basse

Philippe Despont, orgue

Jean-François Madeuf, trompette et cor naturel

Eglise Pontaumur   série 1: 20€  série 2: 15€

OEuvres de Bach et Telemann

 

Mercredi 13 août

12h : audition d’orgue     GRATUIT

Eglise de Pontaumur

16h : Ensemble Laterna Magica

Nathalie Houtman et Laura Pok, flûtes à bec,

Bernard Wolteche, violoncelle, Raphaël Collignon, clavecin

Eglise de Landogne  Tarif unique: 15 €

OEuvres de J.S. Bach et Händel

21h : Ensemble Vocal Amarcord

Eglise d'Herment    série 1: 25€  série 2: 15€

Cantate burlesque de Johann Nicolaus Bach, “Der Jenaische Wein- und

Bierrufer” et madrigaux de la Renaissance

 

Jeudi 14 août

12h : audition d’orgue     GRATUIT

Eglise de Pontaumur

16h : récital d'orgue Jean-Charles Ablitzer

"Bach, père & fils, à l'orgue"

Eglise de Pontaumur  série 1: 25€  série 2: 15€

OEuvres de J.S. Bach et W.F. Bach

21h : "Bach en famille", concert-lecture avec Gilles Cantagrel, récitant,

Marie-Bénédicte Souquet, soprano, Wilke te Brummelstroete, alto,

Jérôme Billy, ténor, Stéphan Imboden, basse

Eglise de Villosanges  série 1: 20€  série 2: 15€

Extraits du Petit Livre pour Anna Magdalena Bach

 

Vendredi 15 août

12h : audition d’orgue      GRATUIT

Eglise de Pontaumur

16h : conférence de Gilles Cantagrel : "Après Bach"

Office du Tourisme de Pontaumur  Tarif unique: 6 €

21h : Orchestre d'Auvergne et Ensemble Vocal Orlando de Fribourg (CH),

direction Arie van Beek

Marie-Bénédicte Souquet, soprano, Wilke te Brummelstroete, alto,

Jérôme Billy, ténor, Stéphan Imboden, basse

Eglise de Pontaumur    série 1: 28€  série 2: 15€

W.F. Bach : Sinfonia en Fa et cantate "Es ist eine Stimme eines Predigers in der Wüste"

J.S. Bach : Magnificat

 

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14/03/2008

« Flash-backs » sur le festival 2007

    b6002a63f0096f84c51f94a1eca59822.jpg Brillante entrée en matière, pour le concert inaugural, en l’église de Pontaumur ! Affluence des grands soirs. Le public fait face à l’orgue, étincelant sous les projecteurs. Dès les premières notes, le grand Buxtehude, sous les doigts de François Saint-Yves, nous fait partager, dans un Prélude en ut majeur, sa vision spirituelle d’un univers créé par Dieu. Le décor ainsi planté, Bach n’a plus qu’à s’engouffrer dans la brèche avec trois de ses cantates in dialogo, où le Christ et l’âme humaine s’interpellent et se répondent. La musique et le langage sont presque ceux de l’opéra, mais la conception du monde exprimée ici est bien celle du maître de Lübeck... Petit miracle que nous offrent Les Folies Françoises, sous la direction de Patrick Cohen-Akénine, avec Salomé Haller, soprano, Stephan MacLeod, basse, et, pour les chorals conclusifs, le Chœur Régional d’Auvergne. c39c0181d954c64774e33ecb7edf4d73.jpg 2ac39218282ed425619bad5e7021ba48.jpg 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Influence de Buxtehude encore, avec ce très beau concert, dans la petite église de Landogne, où nous découvrons l’œuvre pour clavecin, assez méconnue, de l’organiste de Lübeck, avant de nous replonger dans la magie éternelle de Bach avec le Capriccio sopra la lontananza del suo fratello dilettissimo, morceau de bravoure de musique descriptive, en six mouvements, chacun « sous-titré » dans un sabir germano-italien dont les compositeurs du dix-huitième siècle avaient le secret et dont Gilles Cantagrel, jamais très loin quand il s’agit d’évoquer Bach, allait prendre un plaisir non dissimulé à nous restituer, en bon français, toute la saveur ! Mais l’humour de la mise en scène ne saurait dissimuler l’extrême complexité de ces pièces, exécutées par Béatrice Martin avec cette capacité de concentration et cette grâce qu’on lui connaît.

 

 

 

 

 

 

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En l’église de Saint-Hilaire-la-Croix, l’ensemble The Pleiades Consort nous montre l’influence du maître de Lübeck sur le jeune Bach avec des sonates pour violon, ou viole de gambe, et clavecin.

 

 

 

 

Mais c’est véritablement à l’orgue que Buxtehude fait l’éclatante démonstration de son génie, magnifiquement servi par le brillant organiste hollandais Pieter van Dijk à l’orgue de Pontaumur. Pour beaucoup, la Passacaille en ré mineur BuxWV 161 sera une révélation.

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Gilles Cantagrel retrace pour nous, avec son inimitable talent de conteur, La Rencontre de Lübeck. 67566f43594f9a11e37823540a1c64ef.jpgRécit captivant que l’ensemble Vox Luminis s’est spontanément offert d’illustrer par des motets de Buxtehude et de Bach, donnant ainsi un avant-goût de leur concert du lendemain. Rien d’étonnant alors à ce que la vaste église d’Herment eût peine, le jour suivant, à contenir un public désireux d’en savoir plus.

 

 

Nul doute qu’il ait été comblé : outre un motet de Schütz, des cantates de Buxtehude et une partita de Reincken, deux morceaux de choix, la cantate Jesu meine Freude,  BuxWV 60, et le motet homonyme de  J.S. Bach, BWV 227. Epoustouflant !e2f34ec7b7b8fc6cce48a65eddf3e9b1.jpgee77ab461d04998e0052cee68da65b53.jpg

 

 

 

 

 

 

 

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Quel que fût l’enthousiasme pour Buxtehude, il en fallait aussi pour tous les goûts, et d’autres concerts trouvèrent aisément leur public. Ainsi celui d’Hélène Schmitt, accompagnée de Bertrand Cuiller, qui fit la part belle aux compositeurs italiens contemporains de Bach, Veracini, Bonporti… « J’aimerais tant que ce voyage italianisant autour de Bach attendrisse les cœurs », nous dit-elle… Mission accomplie !6bdda80d06cd100634021014b51613f1.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

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Belle idée que celle de la dramaturge et comédienne Emmanuelle Cordoliani de mettre en scène Catherine von Bora occupée à concilier vie quotidienne et enseignements de son Réformateur d’époux… Quand les solutions manquent, airs de cantates ou cantiques de Schemelli prennent le relais, pour notre plus grand bonheur.

 

 

 

ed998f43687d1254d0317c8211143421.jpgDans un registre plus badin, la soprano américaine Claron McFadden, invitée d’honneur du festival, accompagnée au clavecin par Patrick Ayrton, nous invitait à écouter des Airs dévots, sérieux et moins sérieux. Un ravissant Bist du bei mir en bis restera dans les mémoires.f08a47a4aa8061745f7de49761c48cf0.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

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Rémy Cardinale nous fit entendre au piano des arrangements et transcriptions d’œuvres de Bach par Busoni, Liszt et Rachmaninoff. Décoiffant !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Mention spéciale, enfin, à Claron McFadden, pour nous avoir dévoilé une facette inhabituelle de son talent, celle de la Jazzwoman, accompagnée au piano par l’excellent Francesco Turrisi, dit Franky en l’occurrence, pour « faire un bœuf », autour de Bach. Mais oui, c’est bien l' Aria des variations Goldberg qu’on a reconnue…

 

 

 

 

 

 

 

dc8ceb249ed2309b3648a1d0240a5437.jpg Pontaumur, c’est aussi une Académie d’orgue qui se tient désormais chaque année, pendant le festival. Magnifique occasion, pour les participants venus de toute la France, de profiter des enseignements de l’excellente organiste et pédagogue Helga Schauerte, mais aussi de pouvoir affronter un « vrai » public, dans le cadre des traditionnelles auditions d’orgue du festival, mini-concerts d’une demi-heure, entièrement gratuits, qui ont lieu chaque jour à midi, en l’église de Pontaumur, et présentés – excusez du peu – par Gilles Cantagrel. Après Helga Schauerte elle-même, dans un programme destiné à révéler toutes les possibilités de l’instrument, ce sont des organistes déjà chevronnés qui se succéderont à la tribune.
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Mais c’est déjà le concert de clôture, judicieusement éclairé par une brillante conférence de Gilles Cantagrel sur ce trésor enfin dévoilé que sont les cent quinze cantates de Buxtehude. Souvent plus brèves, plus archaïsantes dans leur forme que celles de Bach où transparaît bien souvent l’opéra, c’est ce que le concert s’attachera à montrer, avec deux chefs-d’œuvre, Herzlich lieb hab ich dich, o Herr, de Buxtehude, et la célébrissime Ich hatte viel Bekümmernis de Bach, magistralement interprétés par l’ensemble Les Inventions avec Vox Luminis, Claron Mc Fadden, Alain Buet, basse et  Michael Spyres, ténor, sous la direction de Patrick Ayrton qui a décidément plusieurs cordes à son arc. Très beau succès, amplement mérité !

 

 

 

 

 

Bach en Combrailles, c’est une équipe où chacun tient son rôle :

 

 

 

Pascal Chassaing, le décisionnaire8c1956f8a32d41d7d57ccc5429ac29ce.jpg, Patrick Ayrton,cfb2b16d811a2d9da7605b57d1b39f76.jpg le dénicheur de talents,

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Gilles Cantagrel,e7bed96387cf377a666d9be4f423a676.jpg le propagateur du savoir – vingt interventions en une semaine, ça ne s’improvise pas –, sans oublier tous les bénévoles qui assurent la logistique et l’intendance, toujours dans la bonne humeur.

 

Le résultat ?  Une ambiance ineffable que tous, festivaliers comme artistes, avouent ne retrouver nulle part ailleurs !0089772376e7a4b9050c01f588b661b5.jpg4b7e3cfd5fc1003f4c966617ab064d83.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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21/06/2007

Exposition Mireille BERRARD

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Sa vie, son œuvre


L'art est un et décline les facettes du sentiment en plusieurs disciplines : autant de muses autour d'Apollon qui expriment émotions, pensées, spiritualité. Mireille Berrard avait concilié plusieurs de ces muses et avait su mettre en lumière leurs secrètes correspondances.
Elle fit ainsi se lever, en écho aux plus grandes oeuvres musicales, des légions de couleurs. A Bach, Bartok, Chopin, Debussy, Chabrier, Liszt, Messiaen, Mozart, Ravel, Schubert, Scriabine, Tchaïkovsky, Vivaldi, elle offrit un reflet pictural d'images imaginaires, une équivalence sons-couleurs féerique, mesurée et fidèle. Peinture de passion au double sens du mot, peinture de l'écoute, jaillissement hors du monde visible, hors du temps qui restitue par le trait, les courbes, la matière, le signe et donne à voir, chant muet, méditation étincelante, sa symbiose totale avec l'œuvre…
En marge des commémorations et festivals musicaux, ses peintures furent exposées en Allemagne, Luxembourg, Suisse, Danemark, USA, Canada, France...

Pour le 250e anniversaire de la mort de J.S Bach, la Salle Pleyel où elle avait précédemment exposé Chopin, la réinvitait pour exposer ses œuvres de Bach. Deux années plus tard, membre de la NeueBachgeselschaft depuis , elle exposait à PONTAUMUR et devint une fidèle du festival, se reconnaissant dans la passion et l’authenticité qui l’anime, venant parmi ses nouveaux amis, écouter inlassablement et approfondir ...
Elle vivait à 100 à l'heure. La mort l'a emportée brutalement, accident net et sans rémission. Suivant le désir de l'artiste, sa fille, Brigitte Rives, a offert à l'Association Bach de PONTAUMUR une œuvre qu'elle y avait exposé : le 2e Concerto brandebourgeois, BWV 1047, Allegro.
Peintre alliant peinture et musique, illustratrice en bibliophilie.
Elle nait à Oran, sous le fort soleil méditerranéen. Très tôt, elle manifeste un véritable engouement pour le dessin. Sa vocation s’épanouit dans un milieu favorable à l’expression graphique. Son père haut fonctionnaire en Algérie lui transmet le don et l’amour de la calligraphie. Elle y ajoute son sens inné de la lumière, du mouvement et de l’espace. A 10 ans elle est initiée à la peinture à l’huile par Philippe d’Anthony, grand prix de Rome. Parallèlement, elle étudie avec passion, la musique et le piano. Au moment du choix, elle privilégiera le trait.
Elle part à Paris où elle acquiert une solide formation d'abord à l’École des Arts Appliqués où elle est élève du graveur Germaine de Coster, puis à l'École Normale Supérieure de l’Enseignement Technique où elle est élève du sculpteur Jacques Zwoboda. Elle s’initie conjointement aux techniques du livre : gravure, lithographie, sérigraphie. Nommée professeur d’Arts appliqués à Lyon, elle enseignera, se mariera, aura 3 enfants et ne cessera de peindre, de jouer du piano, d’écouter les compositions musicales des plus grands, d'exposer son chant du monde... toiles et dessins.
En 1973, Georges Mathieu, maître du Signe et créateur de l’Abstraction lyrique, la distingue à Berlin, pour “l'extrême élégance et le raffinement de son geste”. Cette rencontre passionnelle est capitale pour son œuvre. Elle découvre désormais son style. Comme Mathieu, l’Orient et la peinture Zen vont lui faire découvrir le geste qui engendre le Signe. Elle travaille pour le livre et les éditions de Bibliophilie, choisissant minutieusement ses auteurs Valéry, Camus, Saint-John-Perse, Supervielle, Colette, Clavel.
Elle abandonne alors l'enseignement pour se consacrer à son art et à ses recherches picturales. Elle partage son temps, hors expositions, entre Paris et Lyon.
En 1980, elle allie sa culture musicale à ses qualités de dessinatrice pour créer des œuvres qui, selon le mot de Messiaen, deviennent “équivalences graphiques sons-couleurs”. Elle participe à travers l’Europe aux Festivals Internationaux de Musique et aux commémorations rendant hommage aux grands compositeurs - Mozart, Schubert, Tchaïkovsky, Bartok, Chabrier, Messiaen et Scriabine dont elle partage le concept “de vibration universelle” et la conception du monde comme “un système de correspondances”. Elle traverse l'océan avec toiles et dessins (Miami en 1989, Montréal en 1994)
En c'est le voyage à Leipzig et la découverte de la NeueBachGesellschaft
Mireille était un excellent peintre figuratif que le monde, ses formes, ses couleurs, ses architectures éblouissait. Elle savait le représenter avec grâce, exactitude et ferveur. Ne fut-elle pas primée pour la minutie de sa peinture animalière...Mais le feu intérieur flamboyant qui couvait en elle trouva son étincelance et sa force dans l'abstraction lyrique. Comme ses contemporains de la métropole, de nombreux artistes européens et avec eux à Paris la nécessité de traduire ses sentiments, impressions et ressentis par une expressivité plus absolue qui s'imposait à elle.
Le tempérament de Mireille Berrard s'accordait totalement avec ce mouvement qui proclamait l'antériorité du signe sur sa signification. En effet, comme le précise Georges Mathieu, en ne se fondant plus sur une réalité antécédente, l'abstraction lyrique accorde le droit de cité total à l'improvisation, à la vitesse, à l'inconnu, à l'imaginaire, au risque". cette assertion ne pouvait qu'être en résonnance profonde avec son cœur. Fabuleuse aventure où la vie authentique, subjective et spontanée s'explosait ; où la prééminence était accordée aux valeurs de la sensibilité sur les valeurs de la raison et du raisonnable.
Apothéose du geste.

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