02/09/2009

L'EDITION 2009 EN QUELQUES CHIFFRES...

L'EDITION 2009 EN QUELQUES CHIFFRES... 

 

 FREQUENTATION : 5600  spectateurs

 

+ de 180 Artistes

♦ 2 Ensembles à cordes
♦ 2 Chœurs et ensembles baroques
♦ 3 Orchestres de chambres
♦ 5 Clavecinistes
♦ 7 Organistes
♦ Hautboïstes, violonistes, violoncellistes, contrebassistes, flûtiste
♦ 7 Solistes (Sopranos, Basses, ténor, Contre ténor)

10 concerts payants pour 3410 spectateurs

♦ 1 récital clavecin

♦ 1 Duo Violon Piano

♦ 2 Concerts avec orchestre ou chœur

3 Concerts ensemble instrumental

♦ 3 Concerts de musique de chambre 
 

8 concerts et auditions d’orgues gratuits pour 1750 spectateurs

♦ 6 Auditions d’orgue à Pontaumur
♦ 1 concert à la salle des fêtes de Giat
♦ 1 concert promenade autour du château de Landogne le 15 août

2 Conférences de Gilles CANTAGREL 470 auditeurs

Salle des fêtes de Pontaumur et à l’église du Puy St Gulmier

Dans 12 lieux                                     

♦ Concert à Abbatiale de Menat 
♦ Eglise du Prieuré de Saint Hilaire la Croix
♦ 2 concerts à l’église de Pontaumur 
♦ Église de Saint Jacques d’Ambur

♦ Église de Bromont Lamothe

♦ Église de Villossanges
♦ Église du Montel de Gelat
♦ La collégiale d’ Herment
♦ Église de Miremont
♦ Église du Puy Saint Gulmier
♦ Salle des Fête de Giat
♦ Château de Landogne


Sur 5 Cantons                                     

♦ PONTAUMUR
♦ COMBRONDE
♦ HERMENT
♦ MENAT
♦ PONTGIBAUT

3 reportages Télé

France 3 : Journal régional le 10 août  19 h, semi direct, interview Patrick Ayrton, concert Vox Luminis

France 3 : journal régional le 11 août à 19 h, interview Gilles Cantagrel, Pierre Thiallier, concert Les Inventions, interview Dorothea Mields

Clermont 1 ère : journal le 11 Août à 20 h, interview Natacha Kacedan, reportage sur audition d’orgue et académie d’orgue, concert Vox Luminis.



 Articles presse écrite

1 : Le Parisien, aujourd’hui en France (annonce avec photo) 9 août

14 : La Montagne Centre France (annonces, compte rendus concert, page de photos)

Mensuels musicaux : Diapason, la lettre du musicien, annonces

 

 Émission de Radio

- 1 France Musique le 20 Août à 18 h, interview Patrick Ayrton

- 1 Radio Notre Dame : interview Patrick Ayrton
- 2 Europe 1 : - annonce Thierry Géfrotin le 8 aoûr

                        - interview direct le 9 Août de Gilles Cantagrel par Laurent Cabrol à 9h45

- Partenariat avec France Bleu Pays d’Auvergne

  • Annonces 3 fois par jour du 6 août au 15 août
  • Direct le 12 août, interview Natacha Kacedan

19/08/2009

Festival 2009 La Montagne 19 août 2009

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10/03/2009

Le programme du festival 2009

Dimanche 9 Août

 

16h00 • Salle des Fêtes de  Pontaumur

Conférence de Gilles Cantagrel: Bach et Mendelssohn  
Tarif unique: 6€


21h00 • Eglise de Pontaumur.

Orchestre Sostenuto, direction: Takashi Kondo, soliste: Nicolas Dautricourt, violon 
Concertos Brandebourgeois,  concerto pour violon de  Mendelssohn 

Places numérotées: 25€, Placement libre: 15€

 

Lundi 10 Août

 

12h00 • Eglise de Pontaumur

Les vingt minutes d’orgue. Elèves du 4ème stage d'orgue(direction Helga Schauerte)

Gratuit.

 

16h00 • Eglise de St Hilaire la Croix

Vox Luminis

Motets de Bach  

Places numérotées: 22€, Placement libre: 12€

 

21h00 • Eglise de Menat 

Les Inventions, soprano Dorothea Mields, basse Hugo Oliveira, direction Patrick Ayrton

Bach: Cantates du Mariage et des Paysans

Places numérotées: 25€, Placement libre: 12€

 

Mardi 11 Août

 

12h00 • Eglise de Pontaumur

Les vingt minutes d’orgue.

Fabio Bonizzoni.

Gratuit.

 

16h00 • Eglise de St Jacques d'Ambur 

Bande de Hautbois, dir Claude Villevieille 
Œuvres diverses de Bach 

Places numérotées: 18€, Placement libre: 12€

 

21h00 • Eglise de Bromont-Lamothe 

La Risonanza (Milan), dir Fabio Bonizzoni. Yetzabel Arias Fernandez, soprano.

Extraits de cantates de Bach et de Händel

Places numérotées: 25€, Placement libre: 15€

 

Mercredi 12 Août

 

12h00 • Eglise de Pontaumur

Les vingt minutes d’orgue.

Cyrille Palaud.

Gratuit.

   

16h00 • Eglise de Villossanges

Duo  Carla Leurs, violon et Anthony Romaniuk, piano

Bach-Busoni, Bach-Siloti, Bach-Schumann, Mendelssohn

 Places numérotées: 18€, Placement libre: 12€

 

21h00 • Le Montel de Gelat

Solistes de Lyon, dir Philippe Forget

Cantate BWV 4 et 150, Motets de Monteverdi, création de Ph. Forget.

 

 Places numérotées: 22€, Placement libre: 15€

 

Jeudi 13 Août

 

12h00 • Eglise de Pontaumur

Les vingt minutes d’orgue.

Elise Lancerotto.

Gratuit.

 

16h00 • Eglise de Miremont

Kenneth Weiss, clavecin

Bach:  Oeuvres de Purcell, Händel, Bach et Haydn.

Places numérotées: 22€, Placement libre: 12€

 

21h00 • Eglise d’Herment

Orchestre d'Auvergne, dir Arie van Beek 
Concertos de Bach, Händel, Haydn 

 Places numérotées: 25€, Placement libre: 15€

 

Vendredi 14  Août

 

12h00 • Eglise de Pontaumur

Les vingt minutes d’orgue.

Adrien Levassor.

Gratuit.

 

16h00 • Puy Saint Gulmier 

Conférence de Gilles Cantagrel.

Tarif unique: 6€

 

19h00 • Giat

Ca bach ret III.

Concert surprise (jeunesse et famille).

 Gratuit.

 

Samedi 15 Août

12h00 • Eglise de Pontaumur

Les vingt minutes d’orgue.

Sophie Lechelle.

Gratuit.

15h00 • Château de LANDOGNE

Promenade musicale

Gratuit.

 

21h00 • Pontaumur 

Orchestre La Cetra (Bâle) et Chœur Orlando, dir Laurent Gendre.

Miriam Feuersinger, soprano

Alex Potter, contre-ténor

Hanz-Jorg Mammel, ténor

Markus Volpert, basse

 1ère suite orchestrale

Messes brèves de Bach

Places numérotées: 28€, Placement libre: 15€

 

 

31/10/2008

Rétrospective 2008

Festival Bach en Combrailles 2008… Une histoire de famille !

 

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BeC 08 - II-29.jpgQuoi de plus naturel, quand on fête son anniversaire, que de rassembler sa famille, ses amis ? C’est ce que ne devait pas manquer de faire le bon Jean-Sébastien, toujours prompt à s’attabler autour d’un plantureux repas et à faire de la musique entre gens de bonne compagnie. Alors, tout naturellement, c’est le thème qu’ont retenu les organisateurs du festival pour sa dixième édition : Bach, sa famille, ses amis. Sa famille, ce sont d’abord les fils aînés, surtout Carl Philipp Emanuel et Wilhelm Friedemann ; ses amis, Telemann bien sûr, Hasse, mais aussi ceux qui auraient pu le devenir si les hasards de la vie en avaient décidé autrement, Haendel et, pourquoi pas, Vivaldi, qu’il admirait tant. Alors ce dixième anniversaire, que nous réserve-t-il ? 

 

 

Toute jeune et déjà quel talent !

 

Dans le cadre des traditionnelles auditions quotidiennes, c’est une toute jeune organiste qui touche la première le magnifique orgue de Pontaumur, réplique de celui d’Arnstadt. Anastasie a 10 ans, l’âge du festival !   

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Gilles Cantagrel, lui, n’en est pas à son premier Bach en Combrailles et ses présentations de concerts sont toujours aussi attendues. Cette année, il nous brosse en deux conférences venant encadrer l’ensemble des concerts, l’ « avant-Bach » et l’ « après-Bach ». L’ « avant-Bach », c’est surtout la lignée du musicien, le clan, qui se réunit chaque année, souvent à Erfurt, pour parler métier et faire de la musique. Occasion aussi pour le conférencier d’évoquer la terre des aïeux, la Thuringe, dont les vallons sombrement verdoyants rappellent indéniablement les Combrailles ; le poids de Luther dans la pensée allemande et l’importance du choral luthérien qui éloigne le diable et met l’être en relation avec Dieu. Belle transition – et magnifique surprise – concoctée par Gilles Cantagrel avec la complicité de l’organiste Helga Schauerte : il nous est donné d’écouter la fameuse Fantaisie pour orgue BWV 1128, tout récemment découverte à Halle, dans son intégralité mais aussi « décortiquée » pour en faire ressortir tous les symboles religieux. Et beaucoup d’auditeurs de s’étonner qu’une simple Fantaisie pût en contenir autant. C’est ça, Bach !     

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Le voyage à Dresde

 

Le concert de Jérôme Correas et de ses Paladins, joliment intitulé Le voyage à Dresde, évoque l’ami Hasse, celui-là même qui était venu rendre visite à Jean-Sébastien à Leipzig, accompagné de son épouse, la mezzo-soprano Faustina Bordoni qui dut faire sensation. L’étonnant motet Alta nubes illustrata dont l’alléluia final s’abîme en un vertigineux déferlement de vocalises lui était-il destiné ? A moins qu’il ne le fût plus simplement à une jeune fille particulièrement douée d’un ospedale vénitien ? Toujours est-il que l’excellente Isabelle Poulenard aurait pu être, ce soir-là, aussi bien l’une que l’autre. Concert magnifiquement composé qui mit en regard des œuvres de Hasse l’une des deux seules cantates en italien attribuées à Bach, Non sa che sia dolore. Belle évocation aussi que cette brillante cour de Dresde, dotée, avec ses cinquante musiciens, du plus fameux orchestre au monde et d’un célèbre opéra où Jean-Sébastien et Wilhelm Friedemann aimaient à se rendre pour y écouter « les jolies chansonnettes ».

 

 

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Chazeron, un artiste, un violoncelle

 

Concert intimiste, le lendemain, au château de Chazeron où nous découvrons l’étonnant violoncelliste Roel Dieltiens, étonnant non par la blessure qu’il s’est faite au pouce gauche en cuisinant chez lui et qui ne semble nullement le gêner, mais par la richesse de sa personnalité et la sensibilité de son jeu. On ne se lasse jamais de pénétrer dans l’univers des Suites pour violoncelle seul, ici celles en sol majeur et do majeur, surtout quand l’interprète sait, comme Roel Dieltiens, en faire ressortir les affects de manière aussi limpide. Et tout cela s’harmonise parfaitement avec la page du programme ornée de dessins intitulés Expression des passions. On reconnaît là la patte d’Emmanuelle Ayrton à qui l’on doit le très beau livret-programme dont le festival peut à juste titre s’enorgueillir.   

 

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Condat en Combrailles,

lieu du 1er concert du 1er festival Bach, en 1999 !

 

Le concert de Wolfgang Glüxam et la présentation qu’en fait Gilles Cantagrel évoquent la fameuse énigme du thema regium. Ce motif au relief si bachien est-il de Frédéric II ? Sûrement pas. On pense davantage à Carl Philipp Emanuel, le « bon fils », qui écrit par ailleurs : « C’est un préjugé de penser que le niveau d’un instrumentiste à clavier consiste en la seule rapidité ». Comme cette vérité garde aujourd’hui toute son actualité ! En tout cas, Wolfgang Glüxam la fait sienne, pour notre plus grand bonheur, particulièrement dans la Partita n°2 en do mineur, BWV 826. Et Carl Philipp d’ajouter, toujours à propos du musicien trop rapide, qu’ « il surprend l’oreille sans lui plaire et endort l’intelligence… » Pas de doute, la nôtre est bien restée en éveil.  

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A Giat, les deux complices, Gordan et Patrick

 

Elle le resta encore, ô combien, à l’écoute du violoniste Gordan Nikolitch et de Patrick Ayrton, directeur artistique du festival mais aussi chef d’orchestre, organiste et, ici, remarquable claveciniste. Rarement duo fut davantage en symbiose que dans ces pièces pour violon et clavecin, toutes de Bach. Alors point d’amis de Jean-Sébastien pour ce concert ? Mais si ! Les premiers interprètes de ces Sonates et fugues furent sans doute Pisendel, célèbre violoniste à la cour de Dresde que Bach avait bien connu à Weimar, et Joseph Spiess, son premier violon à la cour de Coethen. Jean-Sébastien devait bien être son ami puisqu’il fut parrain d’un de ses fils. Gordan Nikolitch nous dit toute l’émotion qu’il éprouve à jouer pour la première fois la Fugue en sol mineur BWV 1026, oui, certes, d’authenticité contestée, mais pour Patrick Ayrton qui l’a travaillée en profondeur, elle ne peut être que de Jean-Sébastien ! Bonne idée, enfin, de nous offrir la Sonate en sol majeur BWV 1019 sous forme d’un « patchwork » élaboré à partir des trois versions que nous en a laissées Bach. On gardera le souvenir de l’Allegro pour clavecin seul, surgissant au milieu de la Sonate, « plein de rythme et de cocasserie », comme le dit Patrick Ayrton.   

 

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Cordes, claviers et… une voix inattendue  soulèvent l’enthousiasme du public à Bromont Lamothe

Cette fois, pas d’amis pour notre Jean-Sébastien dans ce concert de Roel Dieltiens avec son Ensemble Explorations consacré à cinq Sonates pour violoncelle de Vivaldi. Certes, Bach connaît parfaitement la musique du Prete rosso, il en a fait des copies, des transcriptions, mais les deux hommes  ne se sont jamais rencontrés. Vivaldi rêvait d’aller à Dresde et, comme se plaît à le souligner Gilles Cantagrel, s’il s’y était rendu, peut-être aurait-il rencontré Bach et la face du monde musical en eût été changée… Etonnante Sonate en la mineur RV 44 offrant à Jurgen De Bruyn, guitare et luth, l’occasion de se lancer, sans crier gare et avec une belle voix d’alto, dans une Tarentelle inattendue. Concert salué par un tonnerre d’applaudissements. Assurément, l’un des plus vifs succès de ce festival.  

 

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La colline de Miremont, encore et toujours

 

Harmonie des lieux et des sons dans la belle et sobre église de Miremont, modeste par ses dimensions mais fière sur sa colline, battue par la pluie au début du concert, baignée de soleil à la fin. Ainsi des Sonates pour violon et clavecin de Jean-Sébastien et des Rondeaux de Carl Philipp Emanuel : maîtrise de l’harmonie et du contrepoint, infinie variété des passions humaines. Entre les deux musiciens, des continuités comme des ruptures. Même si les recueils de Carl Philipp s’adressent autant aux amateurs qu’aux connaisseurs, il faut cependant toute la rigueur et la sensibilité d’un Pascal Dubreuil au clavecin et toute l’émotion savamment maîtrisée d’une Rachael Beesley au violon pour   appréhender ce qui unit le père et le fils et ce qui les sépare. 

 

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Honneur cette fois, à la tribune de l’église de Pontaumur, au parrain de Carl Philipp Emanuel, au grand ami de Jean-Sébastien, Georg Philipp Telemann, dans un programme de cantates – trop rarement jouées en France – offrant à l’excellent Jean-François Madeuf l’occasion de nous donner la pleine mesure de son talent à la trompette et au cor naturels.

 

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 Avec l’Ensemble Laterna Magika, nous entrons dans l’univers des transcriptions, ici celles que réalisa Haendel à partir de son Rinaldo et de son Giulio Cesare, en version de chambre, pour les exécuter à la cour de la reine Anne. Haendel, lui aussi, aurait pu être l’ami… Mais ces jumeaux de l’Histoire, comme les appelle Gilles Cantagrel, nés à quatre semaines d’intervalle et à moins de cent kilomètres de distance, se sont toujours manqués. Les flûtistes Laura Pok et Nathalie Houtman, elles, n’ont pas manqué leur public.   

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Retrouvailles avec Amarcord à Herment

 

Les chanteurs d’Amarcord sont à l’aise dans la vaste église d’Herment. Ils connaissent bien les lieux. Tous issus du célèbre Thomanerchor de Leipzig, ils font, depuis leurs débuts, les beaux soirs de Bach en Combrailles. Mais entre-temps, ils sont devenus l’un des ensembles vocaux les plus célèbres de la scène internationale. Ils nous reviennent cette année dans un programme très polyglotte de madrigaux de la Renaissance, tantôt badins, tantôt galants, voire coquins, donc bien dans leurs cordes. Mais c’est avec Der Jenaischer Wein- und Bierrufer, ce crieur de vin et de bière, que leur talent explose. Le jeu subtil des mimiques ferait presque oublier la virtuosité des voix et le travail énorme qu’elle réclame. Merci à Amarcord et à Patrick Ayrton de nous avoir déniché ce savoureux Singspiel, très peu joué en France, pas davantage en Allemagne, et que l’on doit à Johann Nikolaus Bach – la famille toujours ! – , fils aîné du grand Johann Christoph d’Eisenach dont Jean-Sébastien, son cousin, disait avec respect qu’il était ein profunder Componist. Son fils donc, organiste à Iéna, y a passé toute sa longue existence et, dans cette pièce, rend hommage à sa ville avec cette franche dilection que nourrissait depuis toujours le clan des Bach pour le parler dru. Tout cela pour notre plus grand plaisir !   

 

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L’orgue de  Pontaumur accueille un grand organiste, de jeunes organistes et des stagiaires de l’Académie

 

Bach en Combrailles, c’est avant tout l’orgue, le très bel instrument construit en 2003 par le facteur François Delhumeau et que Gérard Thiallier, infatigable, fait visiter chaque année à plus de deux mille personnes. Aujourd’hui à la console, Jean-Charles Ablitzer, grand connaisseur de la musique baroque allemande. Occasion, cette fois, d’évoquer Wilhelm Friedemann, le fils préféré, sur lequel Jean-Sébastien a reporté toute l’affection que son père, trop tôt disparu, n’avait pas eu le temps de lui prodiguer. Le jeu tout en finesse et très expressif de Jean-Charles Ablitzer, même s’il fait ressortir l’abîme qui sépare le père du fils, rend ces fugues de Friedemann particulièrement attachantes. Mais c’est surtout l’éblouissante interprétation de la Passacaille de Jean-Sébastien dont nous garderons longtemps le souvenir.  

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Evénement toujours attendu que cette audition consacrée aux « finalistes » de la troisième Académie d’orgue de Pontaumur, dirigée par Helga Schauerte dont le sens pédagogique fait merveille. Bernadette Borg, Marie Joly, Jean-Jacques Prévost, Bernard Tillie et Pierre Verney, une fois le trac surmonté, s’en sont donné à cœur joie dans le répertoire des « quatre B », Bach, Boehm, Bruhns et Buxtehude.

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D’autres organistes se succédèrent quotidiennement à la tribune, rassemblant chaque fois plus de 200 personnes : Eric Letzelter qui fut élève de Jean-Charles Ablitzer, Julia Tamminen, originaire de Minsk et qui étudie l’orgue à Helsinki, Elise Léonard, brillante interprète de la Passacaille de Buxtehude, Lorenzo Feder qui se perfectionne à La Haye auprès de Ton Koopman et de Patrick Ayrton. Que du beau monde ! 

 

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Gilles Cantagrel fait revivre la famille Bach dans son intimité

 

On l’attendait un peu au coin du bois, notre conférencier préféré, mué –  pas muet, non ! – en récitant, dans un programme dont il est l’auteur et tout naturellement intitulé Bach en famille. On l’aura compris, il s’agissait pour Gilles Cantagrel de faire oublier l’image un peu scrogneugneu qu’ont du Cantor ceux qui n’en connaissent que le tableau compassé d’Haussmann. Et quelle meilleure recette pour cela que d’ouvrir ce Petit Livre pour Anna Magdalena Bach, entamé en 1725 et qui, sur une vingtaine d’années, égrène en pages musicales variées, les joies et les peines de la famille. Emotion, avec le Bist du bei mir qui vous arrache des larmes ; pur divertissement, avec les Pensées édifiantes d’un fumeur de tabac ; dévotion enfin, avec le choral Dir, Dir, Jehovah, que l’on devait sans doute entonner à la prière du soir ; autant de pièces qui nous font pénétrer dans l’intimité de la maison des Bach. Comme pour nous y installer davantage encore, Gilles Cantagrel agrémente ce florilège musical de lettres, toutes très belles, le plus souvent de Jean-Sébastien lui-même. S’y expriment les soucis de tous les jours, les enfants qui grandissent et qu’il va falloir inscrire à l’université ; plus prosaïque encore, cette affaire de tonneau de vin, envoyé à grands frais par le bon cousin de Schweinfurt et qui, décidément, avec les taxes et les avaries, revient bien trop cher pour un cadeau. Gilles Cantagrel jubile, il est dans son élément, mais on sent bien aussi que ces textes et ces musiques, qu’il connaît cependant par cœur, l’émeuvent comme s’il venait de les découvrir. Souffle d’émotion communicative qui parcourt l’église de Villosanges pleine à craquer et où personne, ce soir-là, n’aurait cédé sa place. Mais cela ne s’improvise pas et il aura fallu aussi tout le travail discret, minutieux et efficace du claveciniste Pascal Dubreuil, avec la complicité du récitant, pour faire de cette page l’une des plus belles du festival.   

 

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Le festival c’est aussi la peinture !

 

Profitons de quelques heures laissées libres dans la grille bien remplie de Bach en Combrailles pour nous rendre à la Maison du festival où Jacques Reverdy expose ses toiles, nous invitant à réfléchir sur les passerelles entre peinture et musique. L’artiste est affable, pédagogue en diable, sait exprimer ses émotions et les faire partager. Le public, attentif, à l’évidence capte les messages.    

 

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Magnificat, que dire de plus pour la clôture ?

 

Mais c’est bientôt le concert de clôture. La foule se presse aux abords de l’église, encore le temps d’engager une brève conversation avec quelques membres de la Neue Bachgesellschaft dont on a fait connaissance l’année dernière et qu’on a plaisir à retrouver. C’est vrai qu’ils sont de plus en plus nombreux, à Pontaumur et ailleurs, et cela crée des liens, voire des amitiés qui franchissent le cap des années.

Arie van Beek, aux commandes de l’Orchestre d’Auvergne, attaque une Sinfonia de Wilhelm Friedemann, toute de fraîcheur et d’inventions. Mais c’est pour mieux nous précipiter ensuite dans l’univers bachien avec la cantate BWV 60, O Ewigkeit, du Donnerwort (Ô éternité, ô parole foudroyante !) Effroi du chrétien devant la mort. Inoubliable dialogue entre la Crainte – poignante voix d’alto d’Aurore Hugolin – et l’Espérance, incarnée par la voix de ténor chaude et rassurante de Jérôme Billy, toutes deux superbement révélées par le hautbois d’amour et le violon qui se répondent, jusqu’à l’arrivée réconfortante de la voix de basse, celle du Christ bien sûr, qui prend le relais de l’Espérance dans un remarquable Selig sind die Toten, cadeau du merveilleux Stephan Imboden.

Changement de lumière, de langue, d’affects, bref, de tout, avec ce Magnificat venant joyeusement clôturer le concert et le festival. On retiendra l’émouvant Quia respexit de Marie-Bénédicte Souquet, prélude au chœur Omnes Generationes enchaîné sans transition, comme il se doit, par l’Ensemble Orlando de Fribourg que nous connaissons bien à Pontaumur.   

 

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En repensant à ce concert, son début et sa fin, comment ne pas imaginer le jeune Friedemann émerveillé, accompagnant son père à la première audition du Magnificat, à Leipzig, en ce jour de Noël 1723… La boucle est bouclée. Friedemann sort de l’église. L’équipe des bénévoles déménage les clavecins, Patrick Ayrton salue les musiciens, Gilles Cantagrel s’entretient avec des personnalités, Monique Labasse fait les comptes, Didier Avond, qui a l’œil à tout, éteint une dernière fois les lumières, Pascal Chassaing, le président, et tous les autres   une formidable équipe, il faut le dire   descendent une ultime fois le rude escalier de l’église avec la sérénité de la mission accomplie.

 

Philippe Lesage

19/10/2008

Xème Festival Bach en Combrailles

"Bach, sa famille, ses amis"

Comment ne pas évoquer la famille et les amis, lorsque 10 bougies vont être soufflées ?

Car le Festival Bach en Combrailles fête en 2008 ses dix ans de musique,

d'amitié et de partage autour d'une oeuvre gigantesque qui,

depuis plus de 250 ans, a marqué notre culture occidentale.

On sait que le clan des Bach aimait se réunir annuellement,

à Erfurt, Eisenach ou Arnstadt, entre fils, oncles, frères,

cousins (un jour jusqu’à cent vingt, dit-on !) pour de joyeux

divertissements musicaux. Bach en Combrailles en fera de même

en 2008 : retrouvailles entre public fidèle, amis du festival,

musiciens et tous ceux qui soutiennent depuis 1998 cette belle

aventure. "Bach, sa famille, ses amis" évoque non seulement

Carl Philip, Johann Christian, Johann Christoph, mais aussi

Telemann, Hasse et d'autres artistes proches du cantor, et qui

sont aux programmes de nos concerts. 




Tous les concerts et auditions d’orgue seront présentés par Gilles Cantagrel , musicologue.

 

 

Livret Programme: 10 € 

Abonnement complet: 180 € (au lieu de 286 €), 15 concerts et conférences + Livret Programme

Abonnement à partir de 5 concerts: -20%

 

 Samedi 9 août

12h : audition d'orgue           GRATUIT

Eglise de Pontaumur

16h : conférence de Gilles Cantagrel : "Avant Bach"

Office du Tourisme de Pontaumur   Tarif unique: 6 €

21h : Les Paladins, direction Jérôme Corréas

"Le voyage à Dresde"

Isabelle Poulenard, soprano

Eglise Le Montel de Gelat  série 1: 20€  série 2: 15€

Oeuvres de Bach et Hasse

 

Dimanche 10 août

11h : messe animée par les stagiaires

de la 3e Académie d'Orgue,avec

Helga Schauerte

Eglise de Pontaumur

16h : récital de violoncelle Roel Dieltens

"Suites et Ricercares"

Château de Chazeron   Tarif unique: 25 €

OEuvres de Bach et Gabrielli

21h : récital de clavecin Wolfgang Glüxam

"Bach, père & fils, au clavecin"

Eglise de Condat-en-Combrailles   série 1: 18€  série 2: 12€

OEuvres de J.S. Bach, C.P.E. Bach, W.F. Bach

 

Lundi 11 août

12h : audition d’orgue      GRATUIT

Eglise de Pontaumur

16h : Gordan Nikolitch, violon et Patrick Ayrton, clavecin

"Monsieur Bach, violoniste"

Eglise de Giat    série 1: 25€  série 2: 15€

OEuvres de J.S. Bach et F. Couperin

21h : Ensemble Explorations, direction Roel Dieltens

Eglise de Bromont-Lamothe  série 1: 25€  série 2: 15€

OEuvres de Vivaldi

 

Mardi 12 août

12h : audition d'orgue      GRATUIT

Eglise de Pontaumur

16h : Trio Rachel Beesley, violon, Cassandra Luckhardt, viole de gambe,

Pascal Dubreuil, clavecin

Eglise de Miremont   série 1: 18€  série 2: 12€

OEuvres de J.S. Bach, C.P.E. Bach

21h : "Jauchzet dem Herrn alle Welt"

Stéphan Imboden, basse

Philippe Despont, orgue

Jean-François Madeuf, trompette et cor naturel

Eglise Pontaumur   série 1: 20€  série 2: 15€

OEuvres de Bach et Telemann

 

Mercredi 13 août

12h : audition d’orgue     GRATUIT

Eglise de Pontaumur

16h : Ensemble Laterna Magica

Nathalie Houtman et Laura Pok, flûtes à bec,

Bernard Wolteche, violoncelle, Raphaël Collignon, clavecin

Eglise de Landogne  Tarif unique: 15 €

OEuvres de J.S. Bach et Händel

21h : Ensemble Vocal Amarcord

Eglise d'Herment    série 1: 25€  série 2: 15€

Cantate burlesque de Johann Nicolaus Bach, “Der Jenaische Wein- und

Bierrufer” et madrigaux de la Renaissance

 

Jeudi 14 août

12h : audition d’orgue     GRATUIT

Eglise de Pontaumur

16h : récital d'orgue Jean-Charles Ablitzer

"Bach, père & fils, à l'orgue"

Eglise de Pontaumur  série 1: 25€  série 2: 15€

OEuvres de J.S. Bach et W.F. Bach

21h : "Bach en famille", concert-lecture avec Gilles Cantagrel, récitant,

Marie-Bénédicte Souquet, soprano, Wilke te Brummelstroete, alto,

Jérôme Billy, ténor, Stéphan Imboden, basse

Eglise de Villosanges  série 1: 20€  série 2: 15€

Extraits du Petit Livre pour Anna Magdalena Bach

 

Vendredi 15 août

12h : audition d’orgue      GRATUIT

Eglise de Pontaumur

16h : conférence de Gilles Cantagrel : "Après Bach"

Office du Tourisme de Pontaumur  Tarif unique: 6 €

21h : Orchestre d'Auvergne et Ensemble Vocal Orlando de Fribourg (CH),

direction Arie van Beek

Marie-Bénédicte Souquet, soprano, Wilke te Brummelstroete, alto,

Jérôme Billy, ténor, Stéphan Imboden, basse

Eglise de Pontaumur    série 1: 28€  série 2: 15€

W.F. Bach : Sinfonia en fa majeur zur Pfingsskantate, Fk 67

J. S. Bach : cantate BWV 60, O Ewigkeit, du Donnerwort (Ô éternité, ô parole foudroyante !)

J. S. Bach : Magnificat BWV 243

14/03/2008

« Flash-backs » sur le festival 2007

    b6002a63f0096f84c51f94a1eca59822.jpg Brillante entrée en matière, pour le concert inaugural, en l’église de Pontaumur ! Affluence des grands soirs. Le public fait face à l’orgue, étincelant sous les projecteurs. Dès les premières notes, le grand Buxtehude, sous les doigts de François Saint-Yves, nous fait partager, dans un Prélude en ut majeur, sa vision spirituelle d’un univers créé par Dieu. Le décor ainsi planté, Bach n’a plus qu’à s’engouffrer dans la brèche avec trois de ses cantates in dialogo, où le Christ et l’âme humaine s’interpellent et se répondent. La musique et le langage sont presque ceux de l’opéra, mais la conception du monde exprimée ici est bien celle du maître de Lübeck... Petit miracle que nous offrent Les Folies Françoises, sous la direction de Patrick Cohen-Akénine, avec Salomé Haller, soprano, Stephan MacLeod, basse, et, pour les chorals conclusifs, le Chœur Régional d’Auvergne. c39c0181d954c64774e33ecb7edf4d73.jpg 2ac39218282ed425619bad5e7021ba48.jpg 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Influence de Buxtehude encore, avec ce très beau concert, dans la petite église de Landogne, où nous découvrons l’œuvre pour clavecin, assez méconnue, de l’organiste de Lübeck, avant de nous replonger dans la magie éternelle de Bach avec le Capriccio sopra la lontananza del suo fratello dilettissimo, morceau de bravoure de musique descriptive, en six mouvements, chacun « sous-titré » dans un sabir germano-italien dont les compositeurs du dix-huitième siècle avaient le secret et dont Gilles Cantagrel, jamais très loin quand il s’agit d’évoquer Bach, allait prendre un plaisir non dissimulé à nous restituer, en bon français, toute la saveur ! Mais l’humour de la mise en scène ne saurait dissimuler l’extrême complexité de ces pièces, exécutées par Béatrice Martin avec cette capacité de concentration et cette grâce qu’on lui connaît.

 

 

 

 

 

 

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En l’église de Saint-Hilaire-la-Croix, l’ensemble The Pleiades Consort nous montre l’influence du maître de Lübeck sur le jeune Bach avec des sonates pour violon, ou viole de gambe, et clavecin.

 

 

 

 

Mais c’est véritablement à l’orgue que Buxtehude fait l’éclatante démonstration de son génie, magnifiquement servi par le brillant organiste hollandais Pieter van Dijk à l’orgue de Pontaumur. Pour beaucoup, la Passacaille en ré mineur BuxWV 161 sera une révélation.

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Gilles Cantagrel retrace pour nous, avec son inimitable talent de conteur, La Rencontre de Lübeck. 67566f43594f9a11e37823540a1c64ef.jpgRécit captivant que l’ensemble Vox Luminis s’est spontanément offert d’illustrer par des motets de Buxtehude et de Bach, donnant ainsi un avant-goût de leur concert du lendemain. Rien d’étonnant alors à ce que la vaste église d’Herment eût peine, le jour suivant, à contenir un public désireux d’en savoir plus.

 

 

Nul doute qu’il ait été comblé : outre un motet de Schütz, des cantates de Buxtehude et une partita de Reincken, deux morceaux de choix, la cantate Jesu meine Freude,  BuxWV 60, et le motet homonyme de  J.S. Bach, BWV 227. Epoustouflant !e2f34ec7b7b8fc6cce48a65eddf3e9b1.jpgee77ab461d04998e0052cee68da65b53.jpg

 

 

 

 

 

 

 

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Quel que fût l’enthousiasme pour Buxtehude, il en fallait aussi pour tous les goûts, et d’autres concerts trouvèrent aisément leur public. Ainsi celui d’Hélène Schmitt, accompagnée de Bertrand Cuiller, qui fit la part belle aux compositeurs italiens contemporains de Bach, Veracini, Bonporti… « J’aimerais tant que ce voyage italianisant autour de Bach attendrisse les cœurs », nous dit-elle… Mission accomplie !6bdda80d06cd100634021014b51613f1.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

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Belle idée que celle de la dramaturge et comédienne Emmanuelle Cordoliani de mettre en scène Catherine von Bora occupée à concilier vie quotidienne et enseignements de son Réformateur d’époux… Quand les solutions manquent, airs de cantates ou cantiques de Schemelli prennent le relais, pour notre plus grand bonheur.

 

 

 

ed998f43687d1254d0317c8211143421.jpgDans un registre plus badin, la soprano américaine Claron McFadden, invitée d’honneur du festival, accompagnée au clavecin par Patrick Ayrton, nous invitait à écouter des Airs dévots, sérieux et moins sérieux. Un ravissant Bist du bei mir en bis restera dans les mémoires.f08a47a4aa8061745f7de49761c48cf0.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

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Rémy Cardinale nous fit entendre au piano des arrangements et transcriptions d’œuvres de Bach par Busoni, Liszt et Rachmaninoff. Décoiffant !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Mention spéciale, enfin, à Claron McFadden, pour nous avoir dévoilé une facette inhabituelle de son talent, celle de la Jazzwoman, accompagnée au piano par l’excellent Francesco Turrisi, dit Franky en l’occurrence, pour « faire un bœuf », autour de Bach. Mais oui, c’est bien l' Aria des variations Goldberg qu’on a reconnue…

 

 

 

 

 

 

 

dc8ceb249ed2309b3648a1d0240a5437.jpg Pontaumur, c’est aussi une Académie d’orgue qui se tient désormais chaque année, pendant le festival. Magnifique occasion, pour les participants venus de toute la France, de profiter des enseignements de l’excellente organiste et pédagogue Helga Schauerte, mais aussi de pouvoir affronter un « vrai » public, dans le cadre des traditionnelles auditions d’orgue du festival, mini-concerts d’une demi-heure, entièrement gratuits, qui ont lieu chaque jour à midi, en l’église de Pontaumur, et présentés – excusez du peu – par Gilles Cantagrel. Après Helga Schauerte elle-même, dans un programme destiné à révéler toutes les possibilités de l’instrument, ce sont des organistes déjà chevronnés qui se succéderont à la tribune.
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Mais c’est déjà le concert de clôture, judicieusement éclairé par une brillante conférence de Gilles Cantagrel sur ce trésor enfin dévoilé que sont les cent quinze cantates de Buxtehude. Souvent plus brèves, plus archaïsantes dans leur forme que celles de Bach où transparaît bien souvent l’opéra, c’est ce que le concert s’attachera à montrer, avec deux chefs-d’œuvre, Herzlich lieb hab ich dich, o Herr, de Buxtehude, et la célébrissime Ich hatte viel Bekümmernis de Bach, magistralement interprétés par l’ensemble Les Inventions avec Vox Luminis, Claron Mc Fadden, Alain Buet, basse et  Michael Spyres, ténor, sous la direction de Patrick Ayrton qui a décidément plusieurs cordes à son arc. Très beau succès, amplement mérité !

 

 

 

 

 

Bach en Combrailles, c’est une équipe où chacun tient son rôle :

 

 

 

Pascal Chassaing, le décisionnaire8c1956f8a32d41d7d57ccc5429ac29ce.jpg, Patrick Ayrton,cfb2b16d811a2d9da7605b57d1b39f76.jpg le dénicheur de talents,

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Gilles Cantagrel,e7bed96387cf377a666d9be4f423a676.jpg le propagateur du savoir – vingt interventions en une semaine, ça ne s’improvise pas –, sans oublier tous les bénévoles qui assurent la logistique et l’intendance, toujours dans la bonne humeur.

 

Le résultat ?  Une ambiance ineffable que tous, festivaliers comme artistes, avouent ne retrouver nulle part ailleurs !0089772376e7a4b9050c01f588b661b5.jpg4b7e3cfd5fc1003f4c966617ab064d83.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

21/06/2007

Exposition Mireille BERRARD

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Sa vie, son œuvre


L'art est un et décline les facettes du sentiment en plusieurs disciplines : autant de muses autour d'Apollon qui expriment émotions, pensées, spiritualité. Mireille Berrard avait concilié plusieurs de ces muses et avait su mettre en lumière leurs secrètes correspondances.
Elle fit ainsi se lever, en écho aux plus grandes oeuvres musicales, des légions de couleurs. A Bach, Bartok, Chopin, Debussy, Chabrier, Liszt, Messiaen, Mozart, Ravel, Schubert, Scriabine, Tchaïkovsky, Vivaldi, elle offrit un reflet pictural d'images imaginaires, une équivalence sons-couleurs féerique, mesurée et fidèle. Peinture de passion au double sens du mot, peinture de l'écoute, jaillissement hors du monde visible, hors du temps qui restitue par le trait, les courbes, la matière, le signe et donne à voir, chant muet, méditation étincelante, sa symbiose totale avec l'œuvre…
En marge des commémorations et festivals musicaux, ses peintures furent exposées en Allemagne, Luxembourg, Suisse, Danemark, USA, Canada, France...

Pour le 250e anniversaire de la mort de J.S Bach, la Salle Pleyel où elle avait précédemment exposé Chopin, la réinvitait pour exposer ses œuvres de Bach. Deux années plus tard, membre de la NeueBachgeselschaft depuis , elle exposait à PONTAUMUR et devint une fidèle du festival, se reconnaissant dans la passion et l’authenticité qui l’anime, venant parmi ses nouveaux amis, écouter inlassablement et approfondir ...
Elle vivait à 100 à l'heure. La mort l'a emportée brutalement, accident net et sans rémission. Suivant le désir de l'artiste, sa fille, Brigitte Rives, a offert à l'Association Bach de PONTAUMUR une œuvre qu'elle y avait exposé : le 2e Concerto brandebourgeois, BWV 1047, Allegro.
Peintre alliant peinture et musique, illustratrice en bibliophilie.
Elle nait à Oran, sous le fort soleil méditerranéen. Très tôt, elle manifeste un véritable engouement pour le dessin. Sa vocation s’épanouit dans un milieu favorable à l’expression graphique. Son père haut fonctionnaire en Algérie lui transmet le don et l’amour de la calligraphie. Elle y ajoute son sens inné de la lumière, du mouvement et de l’espace. A 10 ans elle est initiée à la peinture à l’huile par Philippe d’Anthony, grand prix de Rome. Parallèlement, elle étudie avec passion, la musique et le piano. Au moment du choix, elle privilégiera le trait.
Elle part à Paris où elle acquiert une solide formation d'abord à l’École des Arts Appliqués où elle est élève du graveur Germaine de Coster, puis à l'École Normale Supérieure de l’Enseignement Technique où elle est élève du sculpteur Jacques Zwoboda. Elle s’initie conjointement aux techniques du livre : gravure, lithographie, sérigraphie. Nommée professeur d’Arts appliqués à Lyon, elle enseignera, se mariera, aura 3 enfants et ne cessera de peindre, de jouer du piano, d’écouter les compositions musicales des plus grands, d'exposer son chant du monde... toiles et dessins.
En 1973, Georges Mathieu, maître du Signe et créateur de l’Abstraction lyrique, la distingue à Berlin, pour “l'extrême élégance et le raffinement de son geste”. Cette rencontre passionnelle est capitale pour son œuvre. Elle découvre désormais son style. Comme Mathieu, l’Orient et la peinture Zen vont lui faire découvrir le geste qui engendre le Signe. Elle travaille pour le livre et les éditions de Bibliophilie, choisissant minutieusement ses auteurs Valéry, Camus, Saint-John-Perse, Supervielle, Colette, Clavel.
Elle abandonne alors l'enseignement pour se consacrer à son art et à ses recherches picturales. Elle partage son temps, hors expositions, entre Paris et Lyon.
En 1980, elle allie sa culture musicale à ses qualités de dessinatrice pour créer des œuvres qui, selon le mot de Messiaen, deviennent “équivalences graphiques sons-couleurs”. Elle participe à travers l’Europe aux Festivals Internationaux de Musique et aux commémorations rendant hommage aux grands compositeurs - Mozart, Schubert, Tchaïkovsky, Bartok, Chabrier, Messiaen et Scriabine dont elle partage le concept “de vibration universelle” et la conception du monde comme “un système de correspondances”. Elle traverse l'océan avec toiles et dessins (Miami en 1989, Montréal en 1994)
En c'est le voyage à Leipzig et la découverte de la NeueBachGesellschaft
Mireille était un excellent peintre figuratif que le monde, ses formes, ses couleurs, ses architectures éblouissait. Elle savait le représenter avec grâce, exactitude et ferveur. Ne fut-elle pas primée pour la minutie de sa peinture animalière...Mais le feu intérieur flamboyant qui couvait en elle trouva son étincelance et sa force dans l'abstraction lyrique. Comme ses contemporains de la métropole, de nombreux artistes européens et avec eux à Paris la nécessité de traduire ses sentiments, impressions et ressentis par une expressivité plus absolue qui s'imposait à elle.
Le tempérament de Mireille Berrard s'accordait totalement avec ce mouvement qui proclamait l'antériorité du signe sur sa signification. En effet, comme le précise Georges Mathieu, en ne se fondant plus sur une réalité antécédente, l'abstraction lyrique accorde le droit de cité total à l'improvisation, à la vitesse, à l'inconnu, à l'imaginaire, au risque". cette assertion ne pouvait qu'être en résonnance profonde avec son cœur. Fabuleuse aventure où la vie authentique, subjective et spontanée s'explosait ; où la prééminence était accordée aux valeurs de la sensibilité sur les valeurs de la raison et du raisonnable.
Apothéose du geste.

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